Accueil

1 05 2019

Et voici une bonne nouvelle, j’ai le plaisir de vous annoncer que mon 2ème album autoproduit  16 titres, « les mots qu’on dit » est sorti !

 » Cet opus tout frais résiste à la critique… Nous avons gagné un chanteur, un vrai, à nos collectes d’émotions. Qui aide notre besace à se remplir de poésie.  » ( Michel KEMPER, extrait de l’article du 4 février 2020 pour le site de référence de la chanson francophone « Nos Enchanteurs » )

A côté de plusieurs articles élogieux de chroniqueurs spécialisés, quatre chanteurs de grand talent m’ont fait l’honneur d’écrire un texte de présentation, également plus que positif, sur mon nouvel album et mon travail en général. Je suis évidemment très touché de leurs propos flatteurs et si bien tournés…Il s’agit de Bernard JOYET, Bruno RUIZ, Frédéric BOBIN, et Jean-Sébastien BRESSY. C’est avec grand plaisir que je vous livre leurs textes ci-dessous:

Bruno RUIZ:

Xavier Besse est un chanteur sensible et discret. Il a le souci de servir ses propres chansons comme celles de ceux qu’il admire, de mettre aussi en musique des poèmes susceptibles de mieux l’identifier. Aucun signe ostentatoire, aucune esbroufe d’auteur dans ses paroles. Seulement une quête de simplicité, celle de chercher « l’or dans le gris ». Sa langue ne prend jamais le pas sur l’évocatoire d’un univers balisé par son enfance, sur les reliefs de son amour, de ses fraternités, de ses engagements. Xavier Besse construit une route de beaux silences acceptés, entrevus entre « les mots qu’on dit », ces mots qui ne seront jamais que les reflets exacts de ce qu’il chante. Il chante au milieu du bruit, c’est pour cela que le silence sera toujours son ami. Et c’est pour cela aussi que Xavier Besse sera toujours le nôtre. ( Bruno RUIZ, le 14 mai 2020 )

Bernard JOYET: « les mots du marmot ».

Xavier Besse nous chante les mots qu’on dit, qui « soudain ne sortent plus fardés », ces mots qu’il aimerait qu’on lui dise « hypnotisant le marmot »qui en lui toujours sommeille…

Derrière un air de premier de la classe, ressurgit ce marmot…Ce marmot qui replonge dans l’époque où « le temps prenait son temps », où « comme un poisson dans l’air », il écrivait des vers « pour noyer le poison »…Parfois espiègle, il est aussi capable de nous balancer sans complaisance, mais dans le calme et la dignité, une juste colère, pour sa France qui lui fait mal…Il chante la poésie: « C’est la forêt qui cache l’arbre ». le marmot ose dire Je t’aime, « Ces mots tellement usés ».

Le marmot poétise « Le vieux buffet », maniant le parfait alexandrin avec césure à l’hémistiche:

Dans la salle à manger un vieux buffet sommeille                                                               Sous un lustre vieillot qui cherche à décorer                                                                            …..                                                                                                                                            « Aux murs quelques tableaux de peintres du dimanche                                                          S’affichent  satisfaits d’exhiber leur néant »

Il invite des voix chaleureuses et émouvantes, Lise Martin dans la chanson qui donne le titre à l’album, et Emma Staël, dans Elle t’attend, chanson de Laurent Berger.

Le marmot met en musique et s’approprie…Le dormeur du val et La bohème de Rimbaud, « l’arc-en-ciel d’un quart d’heure« , ce texte que Brassens n’avait jamais mis en chanson…Et un texte très actuel de Thierry Camus « Si vous n’avez jamais d’enfant »…

Le marmot, plus tard, prendra sa retraite dans une vieille bicoque entre Cancale et Saint-Malo. Il en profite pour nous chanter le chef-d’oeuvre d’Allain Leprest et Romain Didier. Oui, le marmot sait aussi chausser les chansons des autres quand elles lui vont comme un gant.

Ce sont les tranches de vie d’un marmot qui démonte et remonte le temps, pose sa valise et s’asseoit entre deux voies qui vont se rejoindre et n’en faire qu’une. Le rêve et la réalité ?

La musique est claire à l’oreille: un piano toujours présent et quelques caresses de cordes, de cuivres et de vents, juste ce qu’il faut pour rester en apesanteur, hors des modes…

Enfant j’ai possédé toutes mes solitudes                                                                                  Et tous mes longs ennuis je les ai dégustés

Même si le temps passe, le marmot est resté fin gourmet . (Bernard JOYET, août 2020 )

Frédéric BOBIN: « Les mots qu’on dit. »

Le titre de l’album et la photo de pochette ne mentent pas: Xavier Besse attache une importance toute particulière aux mots et figure parmi les plus sûrs héritiers de cette chanson francophone qui porte haut les couleurs du texte. Une chanson d’orvèvres qui prend sa source chez Anne Sylvestre, Brel, Ferré ou Gilles Vigneault, et que des artistes comme Jacques Bertin, Véronique Pestel, Rémo Gary ou Romain Didier ont su, malgré l’indifférence médiatique, prolonger avec grand talent.

Xavier affirme d’ailleurs son appartenance à cette famille artistique en livrant de belles (et personnelles ) interprétations d’auteurs comme Allain Leprest, Bernard Joyet et Laurent Berger, autres fers de lance de cette chanson poétique. Lorsqu’il nous propose des relecture de ces chanteurs, cela fait sens. On le sent habité par ces répertoires et on devine sans mal que ces chansons coulent dans ses veines depuis fort longtemps…Besse chante Leprest ou Joyet un peu comme s’il était à la maison et c’est un régal de l’entendre se réapproprier leurs créations !

Pas étonnant que les compositions originales de Xavier s’inscrivent dans cette même tradition de chanteur-poètes et nous touchent. Tout au long de l’album, on ressent vivement ce goût des mots et cette urgence d’être sur scène. Coups de coeur particuliers pour des chansons comme Enfant,Les mots qu’on dit ( partagé avec la voix solaire de Lise Martin, dont le timbre se marie à merveille avec celui de Xavier ) ou le très émouvant Entre Cancale et Saint-Malo. Les mots sont au centre de la démarche de Xavier Besse, mais la musique n’est pas en reste: il réussit avec brio l’exercice délicat de composer une musique sur deux célèbres poèmes de Rimbaud ( Ma bohème et Le dormeur du val ) ainsi que sur un texte méconnu de Brassens ( L’arc-en-ciel d’un quart d’heure ) et il signe aussi Moi y’en à remonter le temps dont la mélodie et les arrangements constituent une belle réussite.

Un album qui ravira les amateurs de poésie chantée. ( Frédéric BOBIN, octobre 2020 )

Jean-Sébastien BRESSY:

Xavier Besse est un artisan de la chanson. Et c’est pour cela qu’on l’aime.

Bien sûr, les idées sont séduisantes, bien sûr le propos n’est jamais creux, bien sûr la voix est agréable, mais ce qui fait la différence au bout du compte, c’est le temps qu’il passe à polir ses mots; c’est son savoir-faire d’artisan qui consiste à livrer au public une oeuvre savante, profonde, parfois sophistiquée, mais qui ne veut pas s’en donner l’air et qui cherche avant tout à émouvoir. Si l’on ressent d’abord à son écoute une sensibilité à fleur de peau, l’alexandrin ou l’octosyllabe sont toujours impeccables ( toutes les syllabes se prononcent sans élision ! ), judicieusement servis par une mélodie et une interprétation où rien n’est laissé au hasard. Nous savons bien, et Xavier Besse l’a compris mieux que personne, que le fond des chansons passe avec d’autant plus de force que la forme est travaillée. « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » disait Hugo.

Xavier Besse pratique un art populaire, exigeant et sans concession, dans la tradition des auteurs-compositeurs-interprètes dont les mots et les mélodies résonnent dans l’inconscient collectif, et qu’il est inutile de nommer ici. ( Disons simplement qu’avec un nom commençant par un « B » il est en excellente compagnie…et tous les espoir lui sont permis ! )

Ecrasés par les mots faciles ou les mélodies indigentes servis par la grande machine médiatique, des millions d’auditeurs attendent autre chose…et c’est bien ce qu’il propose !

Souhaitons lui bon vent sur les routes de France et de Navarre pour hisser haut les couleurs de la chanson ! ( Jean-Sébastien BRESSY, octobre 2020 )

On s’est bien régalés, avec mes amis Jean-Pierre Raillat (cordes, trombones, bandonéon, arrangements, Sébastien Barrier (piano) et Jean-Marc Roulet (guitare) ! On a bien pris notre temps pour vous concocter cet opus 2 avec amour et exigence, afin de vous offrir mes chansons dans l’écrin qui leur convient au mieux.
On y trouve aussi quelques reprises (A.Leprest, B. Joyet et L.Berger) et des poètes que j’ai mis en musique (A.Rimbaud, G.Brassens).

Enfin, j’ai eu le plaisir d’accueillir Lise Martin et Emma Staël qui ont prêté leur voix et leur talent le temps d’un duo !

Les magnifiques photos de la jaquette et du livret sont signées Serge Féchet, et la conception graphique est de Pierre Garot !

Vous pouvez, si vous le souhaitez, vous procurer cet album par bon de commande sur ce site même.





Teaser spectacle « Ça va passer »

9 04 2019